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Schumpeter

Joseph Aloïs Schumpeter

La fascination pour l’entrepreneur

Bill Gates 22 ans

Bill Gates à 22 ans. Il a déjà fondé Microsoft. Dans 3 ans, sa fortune est faite.

Création de valeur, innovation, entreprenariat, … sont des mots à la mode. Héros des temps modernes, l’entrepreneur devient l’homme le plus riche du monde en moins d’une décennie. Sans doute, le plus illustre est Bill Gates. La valorisation boursière de sa société Microsoft s’élève aujourd’hui à 250 milliards de dollars. En France, la création de centaines de milliers de sociétés par des auto-entrepreneurs est présentée, par certains, comme la nouvelle panacée sociale et économique. La fascination pour l’entrepreneur a commencé au milieu des années 70, lorsque les « Trente Glorieuses » ont pris fin. Le désenchantement s’est accéléré vis-à-vis des grandes entreprises et des États pour leurs capacités à créer de la valeur par l’innovation. Concurremment, l’attirance progressive et persistante pour les petites et moyennes entreprises, les fameuses PME, et entrepreneriat n’a fait que croître. La création d’entreprises, les réussites extraordinaires qui ont suivi et le développement de filières dédiées à l’entreprenariat dans les écoles de management en sont des démonstrations.

L’entrepreneur apparaît, aujourd’hui, comme l’acteur essentiel de la création de valeur, soutenu par un système financier spécialisé : le capital-risque. Avec sa vision, il crée un projet formalisé par un « business plan », lève des fonds et lance son activité. Il prouve l’aptitude de son « business model » à créer de la valeur. Puis, il vend ou continue à développer. Parfois, il arrête de travailler ou il lance un nouveau projet. Il peut devenir un « serial entrepreneur » !

 

L’approche de SCHUMPETER

En se démarquant singulièrement des courants précédents, SCHUMPETER a décrit ce phénomène de la création de valeur par l’entrepreneur à travers une approche socio-économique. Celle-ci peut servir de transition entre la période d’industrialisation et le monde contemporain. Pour quelles raisons est-elle actuelle et utile au management des entreprises ? Après avoir montré qui est SCHUMPETER, comment et avec qui il a élaboré sa théorie, nous proposerons une synthèse de son modèle de l’entrepreneur avant de conclure sur l’utilité et la pertinence actuelle de son approche pour le management des entreprises et la création de valeur.
François GALINOU
Directeur Associé de Pedagogic Agency

Entrepreneur depuis 1983, il fonde en 2005 « Pedagogic Agency », la première agence à utiliser le levier de la modification du comportement pour créer de la valeur. L’agence accompagne des entrepreneurs, des consultants et des managers à fort potentiel dans la mise en œuvre de leurs projets. Egalement, elle conçoit et anime des programmes relatifs à la négociation, l’entreprenariat, la qualité, le marketing d’affaires et le management au sein d’écoles de management. Depuis 2002, François GALINOU est membre d’Agregator, un club de plus de 300 entrepreneurs associés. En 2009, lors d’une conférence du philosophe Jacques KNIGHT à l’Ecole d’Entreprenariat Advancia, il découvre la théorie de SCHUMPETER avec enthousiasme. L’interprétation philosophique du modèle du célèbre économiste autrichien lui permet de trouver sens et identité à son action et à celles de ses clients ou amis entrepreneurs. Appliquant depuis, avec succès, le modèle schumpetérien dans le cadre de ses missions, il décline tous les avantages et utilités de cette approche.

SCHUMPETER ET SON ÉPOQUE

Joseph Aloïs SCHUMPETER naît en 1883 à Triesch au sein de l’Empire Austro-hongrois. Il est né 6 ans avant un autre Autrichien Adolf HITLER. A l’issue de la Première Guerre Mondiale, SCHUMPETER a mené des études brillantes et est professeur d’économie. Il a déjà écrit un ouvrage majeur : « Théorie de l’Evolution Economique ». Il y distingue le « circuit » modèle stationnaire d’économie, sans création de valeur, de celui de « l’évolution », modèle dynamique. Comment ne pas voir dans l’Empire Austro-hongrois l’origine du modèle stationnaire ? La lecture de « La marche de Radetzky » de Joseph ROTH permet notamment de comprendre le fonctionnement planifié et organisé d’un immense pays condamné inexorablement à l’éclatement parce qu’engoncé dans son conservatisme, son incapacité à innover et son refus de changer de modèle. SCHUMPETER propose la fonction de chef, « fürherschaft » comme fonction essentielle de « l’évolution ». Il utilisera, plus tard, le terme entrepreneur, « unternehmer ». La connotation des mots allemands explique à eux seuls la raison du changement tout en illuminant la stature de l’entrepreneur une première fois.

Bien que d’origine bourgeoise, il souhaite maintenir le leadership de l’aristocratie et croit fermement qu’il est possible de sauver partiellement l’Empire Austro-hongrois. Tout au long de sa vie, son attitude exprimera les manières, le style, et la tenue de la noblesse. En 1919, il est nommé Ministre des Finances. Arrivé à ce sommet, l’homme, sa conception du monde et sa théorie vont être mis à rude épreuve. Ses espoirs politiques sont anéantis. L’empire est réduit à la portion congrue. En tant que Ministre des Finances, il doit démissionner au bout de 7 mois devant l’infaisabilité de la tâche. Espérant, peut-être, appliquer sa théorie à son profit, il devient directeur et actionnaire d’une banque. La faillite, qui survient au bout de quatre ans, sonne le glas. Mc CRAW nous informe qu’il mettra dix ans à rembourser les dettes contractées. L’entrepreneur SCHUMPETER a pris un risque, échoué, assumé la perte et mérite, par conséquent, le respect. Face à la montée du nazisme, ne bénéficiant plus que de sa notoriété de professeur, il refuse un poste dans une université japonaise et émigre aux Etats-Unis, en 1927, pour enseigner à l’Université Harvard.

Même s’il prophétise l’avènement inexorable du socialisme, SCHUMPETER se garde, très tôt et pour toujours, du marxisme et du nazisme. Cela lui permet de faire carrière aux Etats-Unis. Il continue à produire des ouvrages dans le domaine de l’économie et de la sociologie. Toutefois, brisé par un drame familial, il va perdre une grande partie de ses capacités et meurt, en 1950, sans véritable célébrité.

L’APPROCHE SCHUMPETER : Comment elle a été élaborée, avec qui et avec quoi ?

Werner Sombart

Werner Sombart

SCHUMPETER a fait des études supérieures pour devenir un professeur et chercheur reconnu. Très tôt, il a accès à la culture. Eclectique, il utilise les travaux de grands intellectuels de son temps : l’économiste russe Nikolaï KONDRATIEFF, l’économiste français Léon WALRAS, l’économiste et sociologue allemand Werner SOMBART, le philosophe et poète Friedrich Wilhelm NIETZSCHE, pour ne citer que les plus importants… Ainsi, il explique l’existence des cycles de KONDRATIEFF, qui périra victime des purges staliniennes, par l’apparition de grappes d’innovation. Léon WALRAS  lui inspire le modèle du circuit et de l’évolution…

Friedrich Nietzsche

Friedrich Nietzsche

Il emploie l’adaptation à l’économie du concept de « destruction créatrice », réalisée par Werner SOMBART, personnalité étonnante et contrastée. Le seul professeur allemand comprenant MARX selon ENGELS. Il est critiqué comme philosémite par certains et comme antisémite par d’autres… C’est NIETZSCHE qui forge les idées puissantes de la « destruction créatrice » et de « l’homme supérieur » qui deviendra « l’entrepreneur ». NIETZSCHE utilise la formule de PINDARE, philosophe grec né en 518 avant JC : « Deviens celui que tu es ». Selon le philosophe Jacques KNIGHT, il veut faire comprendre « la croyance au destin entendue comme la supériorité du passé interprété par l’avenir sur l’avenir déterminé par le passé »…

SCHUMPETER a donc conçu une théorie économique en utilisant les travaux d’une élite de penseurs, en l’actualisant, en la rendant compréhensible, acceptable et pertinente. A partir de 1975, les idées de SCHUMPETER sur l’entreprenariat sont reprises, diffusées et bien accueillies. La force et l’originalité de SCHUMPETER, qui le distinguent d’Adam SMITH, de Frederick W. TAYLOR ou de Karl MARX, tiennent dans le fait qu’il a puisé dans la culture et la philosophie aussi loin que possible. En quelque sorte, son approche se base sur un modèle et sur un mythe. De ce fait, elle a une capacité et une force à s’ancrer dans l’âme et à libérer l’énergie humaine.

L’ENTREPRENEUR : LE MODÈLE DE CRÉATION DE VALEUR

 

L’entrepreneur a une mission et un profil adapté. Il permet à l’économie de passer du stade du circuit au stade de l’évolution. L’entrepreneur a une « vision » d’un projet de création de valeur à partir d’innovations qui vont se présenter en « grappes ». Il franchit le pas. Il saisit l’opportunité. Il s’identifie à son projet et le mène à terme. D’une part, il réécrit son passé en fonction de son avenir vu comme la réalisation de son projet. L’entrepreneur croit et fait croire ainsi à son destin. D’autre part, il s’épanouit en réalisant son projet. Il montre que toute sa vie n’a eu de sens jusqu’à présent que pour réussir ce projet. La signification du « deviens celui que tu es » de PINDARE se retrouve également dans le fonctionnement limbique de l’entrepreneur. Dans l’action, il va se fier plus à ses sens, ses sentiments et ses réflexes qu’à sa réflexion. Il va également assumer le risque qui doit être réel et significatif. L’entrepreneur doit perdre, voire tout perdre, s’il ne réussit pas. L’entrepreneur n’est pas un « ayant droit ». Le fait de prendre à son compte le risque avec toutes ses implications est fondamental dans un monde qui ne veut plus affronter l’incertitude. Lancé dans l’action, il détruit et crée de la valeur.

L’entrepreneur doit réunir 4 capacités

En synthèse, l’entrepreneur a un profil particulier qui doit réunir quatre capacités :

  • La première : voir les innovations et le projet.
  • La deuxième : créer de nouvelles valeurs au travers du projet et assumer la destruction d’autres valeurs.
  • La troisième : assumer le risque.
  • La quatrième : s’épanouir, à devenir celui qu’il est, en réalisant le projet.

Elles doivent être propres à la réalisation d’opérations, soit à s’exercer de la manière la plus spontanée et instinctive possible.

Quant à la société, elle doit donner à l’entrepreneur les moyens d’exercer sa fonction en agissant sur deux éléments essentiels : la finance et l’éthique.

  • La Finance : SCHUMPETER qualifie la relation entre la finance et l’entrepreneur de symbiotique. Le dictionnaire nous apprend que cela signifie que la finance doit prendre en charge l’entrepreneur au détriment de ses propres besoins, se laisser dominer et renoncer à utiliser sa capacité de jugement, de raisonnement et de décision… C’est un point qui peut faire l’objet d’une recherche sur le comportement de SCHUMPETER comme directeur de banque et d’un débat sur les relations entre entrepreneurs et banquiers aujourd’hui.
  • L’éthique. Si la société doit permettre à l’entrepreneur de s’identifier en tant que tel et d’agir, elle doit aussi lui imposer des limites ou un cadre. Il s’agit de passer de l’ontologie, ce qu’il est, à la déontologie, ce qu’il doit être. L’entrepreneur, en tant qu’acteur, va détruire et créer. L’ensemble de la société, et aujourd’hui le monde, doivent bénéficier de la création de valeur. Un entrepreneur, qui récupère, moyennant finance, des déchets pour les abandonner dans une autre région ou un autre pays, mettant en danger l’environnement et les populations, est un voyou. Il ne doit pas mériter le titre d’entrepreneur et la considération qui en résulte. A l’instar de la norme ISO 26000 sur le développement durable, les lois et les normes sont, par conséquent, nécessaires. Au-delà de la règle, du document et des vœux pieux, l’idéal est de voir une morale appliquée spontanément par les entrepreneurs et les parties prenantes.

L’UTILITE DE L’APPROCHE DANS LE MANAGEMENT

Qui utilise SCHUMPETER aujourd’hui ?

Force est de constater que ces applications de SCHUMPETER ne sont pas complètement établies et consacrées. Ainsi, dans un des livres de référence du management en France, intitulé « Management de l’entreprise – Principes et meilleures pratiques », Raymond LEBAN ne cite pas une seule fois SCHUMPETER.

En revanche, le Français Philippe AGHION, Professeur d’Economie à Harvard, conseiller économique de Ségolène ROYAL et auteur d’un Rapport sur l’Excellence à l’Université Française pour Valérie PECRESSE et Nicolas SARKOZY, utilise son approche en économie. Il a, notamment, développé un modèle mathématique du fonctionnement de l’entrepreneur. Présentant son rapport sur l’Université, il a utilisé le concept de la destruction créatrice. L’approche de SCHUMPETER, développée sous forme de modèle par un économiste, est donc appliquée à une organisation réputée.

 

Le modèle de SCHUMPETER du point de vue d’un entrepreneur

 

J’observe deux grandes applications.

  • Le développement des grandes entreprises par l’acquisition de petites entreprises créées par des entrepreneurs.Ces opérations se réalisent de plus en plus de manière systématique et organisée. D’une part, il est constatable que les grandes organisations, entreprises ou administrations, ne sont pas des espaces propices à l’innovation. D’autre part, il est manifeste que certaines grandes entreprises, pour assurer leur croissance, ont mis en œuvre un véritable processus d’intégration d’entreprises innovantes.Dans le secteur informatique par exemple, on observe une étonnante et prolifique politique d’acquisition d’entreprises. SAGE, éditeur de logiciels Britannique, conduit sa croissance par l’acquisition d’entreprises qui viennent compléter son offre. En France, dans son escarcelle est tombée la fine fleur de l’informatique de gestion française : CIEL, SAARI, SYBEL, MICROLAND, ADONIX, CONCEPT, CERG, …La liste est loin d’être exhaustive. Pascal HOUILLON, lorsqu’il était Directeur Général puis Président de SAGE France, a conduit l’essentiel de cette politique d’acquisition et a créé, fort de cette expérience, l’Institut SAGE. Ce lieu a pour vocation d’être un lieu d’échanges, de rencontres et d’expression pour les entrepreneurs.Plus prosaïquement, il pourrait être établi, également, que certains entrepreneurs conçoivent un projet d’entreprise en sachant, à l’avance, à quelle grande entreprise ils pourront la vendre. Tout se passe comme s’ils arrivaient à prédire l’évolution de l’offre de la grande entreprise. L’entrepreneur organise son entreprise pour que son offre apparaisse comme un complément stratégique, naturel et indispensable à celle des grandes entreprises. Ainsi, NAVISION, éditeur danois créé au début des années 90, fait en sorte que son ERP, logiciel de gestion d’entreprise, soit fortement compatible avec le Pack Office MICROSOFT. Avec cette offre, le géant de REDMOND pourra aller concurrencer deux autres géants, SAP et ORACLE, sur leurs propres territoires. En 2003, les actionnaires de NAVISION, trois entrepreneurs, vendent à MICROSOFT leur entreprise pour 1,2 milliards de dollars.Il peut être avancé ainsi que SCHUMPETER a posé le fondement conceptuel et théorique de l’entrepreneur comme acteur indispensable de l’entreprise et de l’économie pour la création de valeur par l’innovation. Il permet la croissance des grandes entreprises en transmettant des systèmes innovants à des managers.
  • La deuxième application est la prise de conscience que l’entrepreneur correspond à un profil qui peut être détecté, recruté, et qui doit être formé. La multiplication, depuis quelques années, des programmes d’entreprenariat dans les écoles de management en est une preuve. Une école de la CCI de Paris, ADVANCIA, s’y est même exclusivement dédiée.

Cas d’utilisation concret du modèle

Dans mon activité de consultant, je citerai un exemple de cas concret d’utilisation du modèle de SCHUMPETER. Un client entrepreneur ne se sentait plus légitime dans sa société. Les résultats étaient préoccupants. Il travaillait moins, en apparence, que certains de ses collaborateurs et n’arrivait pas à accomplir sa tâche. Son sentiment de dévalorisation était tel qu’il ne se versait plus de rémunération. Après avoir saisi qu’une approche processus était vouée à l’échec, je lui ai présenté le modèle avec les quatre capacités. Il a compris que ce qui le distinguait de ses collaborateurs était d’assumer le risque. Il ne le voyait pas auparavant. Ainsi, il s’est senti justifié à ses yeux et remotivé. Il a retrouvé une marge de manœuvre. Il a changé son comportement et son attitude. Au bout d’un an, la situation financière se redressait suivant son ambition.

CONCLUSION : SCHUMPETER ET L’ENTREPRENEUR AU XXIème SIÈCLE

SCHUMPETER a été professeur, homme politique, entrepreneur, puis à nouveau professeur jusqu’à la fin de sa carrière. Sa vie est à l’image de son œuvre : il a pris ce qu’il lui paraissait le meilleur dans ce qu’il a vu et appris. Son approche est un paradigme, soit un ensemble structuré de propositions, relevant de l’économie, de la sociologie et de la philosophie. Sa conception synthétise des travaux d’intellectuels remarquables. Certaines parties intéressées, entrepreneurs, professeurs, managers, consultants, financiers et politiques, l’ont reprise, à partir de 1975, car elle correspondait à leurs attentes en matière de création de valeur par l’innovation et l’entreprenariat. Elle leur a permis de réfléchir, de communiquer et d’interagir dans le sens qui est le leur.

Aujourd’hui, à notre connaissance, le modèle économique de SCHUMPETER a été développé par Philippe AGHION, désigné comme un potentiel titulaire du Prix Nobel, et son fondement philosophique par Jacques KNIGHT. L’approche est utile au management pour comprendre que nos organisations tendent à l’immobilisme et à la stagnation ; que l’innovation doit être menée par un entrepreneur pour créer de nouvelles valeurs. Cet entrepreneur doit avoir quatre capacités, dont la réunion est la condition nécessaire de réussite : vision, assomption du risque, épanouissement et destruction-créatrice.

Le fondement philosophique est important. Il est une voie pour résoudre le problème soulevé par Adam SMITH de « l’indolence des jeunes gens » ou de la « flânerie systématique » de TAYLOR. L’entrepreneur mobilise son énergie et, surtout, celle de ceux qui le suivent, financiers et clients compris. L’entrepreneur est peut-être un héros et un modèle, mais tout le monde n’a pas le profil. Il faut l’identifier, le distinguer de celui qui ne prendra pas le risque quand le moment sera venu, de celui qui ne saura pas créer ou détruire… L’accompagner dans son apprentissage, lui donner les moyens et lui faire intégrer l’éthique, attendue par notre monde, sont également des priorités. En tant que consultant, j’ai pu vérifier sur le terrain que l’approche de SCHUMPETER permettait de créer des outils de management et de donner du sens à l’action du manager.

L’avènement du socialisme annoncé par SCHUMPETER est peut-être en train de se réaliser avec la récente crise financière où les états ont dû intervenir pour sauver et réguler l’économie. Cette crise n’est-elle pas due au fait que nous avons laissé, directement ou indirectement et par aversion au risque, des tiers investir notre argent et celui de nos enfants, sans prise de risque d’entreprenariat, au sens de SCHUMPETER, pour eux-mêmes ?

La création de valeur par l’entrepreneur est indiscutable au moment où le Bill GATES du XXIème siècle, Mark ZUCKERBERG, voit sa société FACEBOOK valorisée à plus de 50 milliards de dollars. Le paradigme de SCHUMPETER est donc utile et à développer pour accompagner l’entrepreneur, qui n’est pas un manager, et les autres parties prenantes dans la création de valeur.

SOURCES

AGHION, Philippe – HOWITT, Peter – L’économie de la croissance – Economica – 2010
AGHION, Philippe – HOWITT, Peter – Théorie de la croissance endogène – Dunod – 2010
COT, Annie – Théorie de l’évolution économique – Livre de Joseph Aloys Schumpeter – Encyclopedia Universalis
HERICHER, Alain, Cours Théorie des organisations DSY103, CNAM
HERRMANN Ned – The Whole Brain Business Book – Mac Graw Hill – 1996
KNIGHT, Jacques – Conférence Philosophie et entrepreneuriat – La création de valeurs chez Nietzsche – ADVANCIA 2009 – http://www.scribd.com/doc/19082778/Philosophie-et-entrepreneuriat-La-creation-de-valeurs-chez-Nietzsche
LEBAN, Raymond – Management de l’entreprise – Principes et meilleures pratiques – Eyrolles – Edition d’Organisation – Deuxième Edition – 2008
Mc CRAW T. K.– Schumpeter Ascending – American Scholar 60 – summer 1991- p. 371-392.
PINDARE – Œuvres Complètes – Minos – La Différence – 2004
NIETZSCHE Friedrich – Ainsi parlait Zarathoustra – Folio Essais – 1971
ROTH, Joseph – La marche de Radetzky – Points – 2008
SCHUMPETER, Joseph – Théorie de l’évolution économique : recherches sur le profit, le crédit, l’intérêt et le cycle de la conjoncture – Dalloz – 1999
SMITH, Adam – An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations – Oxford World Classic – 2011
TAYLOR, Frederick Winslow – The principles of scientific management – 1911 – 1st World Library Literary Society – 2005

Wikipedia Articles :

  • Destruction Créatrice
  • Histoire de l’Autriche Hongrie
  • Joseph Schumpeter
  • Léon Walras
  • Nikolai Kondratieff
  • Werner Sombart

http://www.institut-sage.com
http://www.advancia.fr
http://www.agregator.net

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